jeudi 19 avril 2012

Lorsque la souffrance pèse et décourage...

Un jour, une personne qui me demandait une consultation m'a posé une question : "Est-ce que ça marche à 100%" et je lui ai répondu "Oui, ça c'est certain..."
Car en fait, lorsque j'ai réalisé pleinement qu'il y n'y a que moi dans cette histoire et que toutes ces idées qui me séparent de moi sont en moi , le plus gros du travail est fait...
Après c'est juste une question de lâcher prise pour laisser cette autre partie de moi qu'on appelle "le subconscient" faire le travail...
Je pense souvent à Moïse avec son bâton, guidant les hébreux hors de l'esclavage à travers le désert...
Il est en "mission divine", il est "inspiré", une voix lui dit "Moïse écoute ma voix" marche, aie confiance...
Moïse sait qu'il n'y a pas d'autre destination que le "retour" à la Source "Jérusalem"...l'Unité retrouvée, une ville qui n'est pas éclairée par des astres extérieurs mais illuminée de l'intérieur des choses...

Le fait que Moïse sente dans chacune de ses cellules qu'il n'y a pas d'autre voie que ce chemin ou il marche est la confirmation que "ça marche à 100%" puisque s'il ne marche pas lui-même, personne ne marchera à sa place...Et son bâton est là pour le lui rappeler...C'est un bâton magique qui permet d'ouvrir la mer des "mémoires" et des idées fausses...

Moïse en bave souvent mais il serre les doigts sur son bâton et la voix lui dit "Avance,"Je" suis avec toi!".Et Moïse continue.
Ce Peuple guidé par Moïse c'est le peuple de mes idées, le découragement, la plainte, la tentation de revenir vers mes vieilles idoles, à des peurs qui m'asservissent...Cela s'appelle "adorer le veau d'or"... Mes idées me soufflent souvent : "Moïse se trompe on était si bien avant...revenons vers l'esclavage..."
Mais le Peuple des idées ne peut rien faire tout seul, il n'existe pas sans guide...Moïse est l'axe qui soutient l'édifice.

Je suis à la fois Moïse, le peuple des Idées, le désert, le bâton, tout...Il n'y a donc nulle part "ailleurs" ou je puisse ne pas être avec ce que je suis...C'est rassurant. C'est mon chemin et je l'aime parce qu'il m'appartient et que cette "Jérusalem" vers laquelle je chemine comme un pélerin, je la connais déjà puisqu'une partie de moi y est déjà installée depuis toujours et quelle m'appelle...Et je lui réponds silencieusement "J'arrive"... Je serre les doigts sur mon bâton et continue ma route vers cette voix qui me guide...

Et le plus beau de l'histoire c'est que parfois toutes les voix se taisent et qu'il n'y a plus que le désert, paisible et silencieux, rien, personne...

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