lundi 16 juillet 2012

Le Royaume du Bonheur (1)


Le Roi et la Reine regardaient le Bébé avec amour. Le nouveau venu avait les yeux fermés. Il souriait béatement. Un bonheur de confiance et d’abandon…

Quelques instants plus tard, rayonnant, le Souverain réunissait ses ministres pour planifier les détails d’une grande fête offerte à tous les habitants du royaume…

Comme le Roi et la Reine aimaient de tout coeur tous les habitants du territoire qu’ils administraient et que par rebond, c’était réciproque, toute la population avait suivi la maternité royale avec affection et la bonne nouvelle se répandit comme la lumière du soleil par une belle journée d’été. Avant même la proclamation officielle de la fête, tout le monde commençait déjà à s’affairer pour célébrer le nouveau venu dans l’affection et l’allégresse…

Les festivités se déroulèrent dans la félicité et au cours des années qui suivirent la naissance de l’héritier, plus que jamais, la prospérité de tout le territoire ne fit que croître. Le Prince aussi s’épanouissait. Entouré de l’amour de tous il surprenait tout le monde par les talents qui fleurissaient en lui à mesure qu’il avançait en âge.

A la maîtrise des sciences, du raisonnement, de la musique, de l’équitation, des sports d’équilibre, du dessin et de la peinture, le jeune garçon ajoutait de merveilleuses qualités de coeur qui se manifestaient sous la forme que les hommes qualifient de « magiques », faute d’en comprendre l’origine naturelle.

En effet, il suffisait que le Prince pénètre dans une maison pour que tous ses habitants éprouvent aussitôt une joie particulière et inexplicable. Cela lui valut le surnom de « Prince miraculeux ». Lorsqu’il s’entendait nommer ainsi, il se contentait de sourire affectueusement en disant comme une excuse : « Vous savez, ce n’est pas compliqué, je ne fais que vous voir tels que vous êtes vraiment, nous sommes tous des enfants du même Royaume… »

Un jour, le conseiller du Roi qui faisait aussi fonction de précepteur auprès de l’héritier s’assit à côté de lui. Il avait l’air un peu géné, comme s’il n’osait aborder un sujet indécent… L’enfant qui devait alors avoir dans les 12 ans avait comprit qu’il allait se passer quelque chose de décisif pour tout le monde. Attentif, il gardait les yeux dans le vide. Devant lui, le jardin du château paternel s’étendait à perte de vue…
- Vas-y, Parle… Dit le Prince à la présence à son côté.

Et la voix se mit à lui raconter que là-bas, au delà de l’horizon, se trouvait une frontière à ne pas franchir. Certains grimoires conservés précieusement dans la bibliothèque royale contenaient les récits de voyage de quelques rescapés de l'errance dans cette « zone étrange » au delà de l’horizon que les uns appelaient « le Pays du rêve » et d’autres « Le labyrinthe des reflets ».(A suivre)

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