vendredi 13 juillet 2012

Le choix des mots ; de la damnation au salut...

Je reviens à nouveau sur la question du pouvoir des mots.
Vous allez voir, il est très simple de vérifier comment cela fonctionne.

Voici un premier exercice très simple:
Sortez dans la rue et traitez un inconnu de "X*!!!%%%%" (je vous laisse imaginer les choix possibles...)

Je peux aussi vous laisser imaginer le résultat...
A mon avis vous pouvez être certain de vous être fait un nouvel ami...

Commentaire de l'exercice : Il n'y avait rien,c'est à dire un état de PAIX. Un mot est prononcé par vous. Hop! Le monde entre en mouvement. Comment allez-vous faire pour arrêter le mouvement que vous avez créé?

Second exercice :

Prenez une situation qui semble à tonalité négative : Une relation de couple engluée dans l'indifférence, un enfant qui semble ne faire que des bétises, une contexte de travail conflictuel, etc.

Dites quelque chose de positif. Si possible, faire en sorte de remarquer un détail agréable qui mérite d'être relevé au passage...C'est simple, il suffit d'ouvrir les yeux, de sortir de son rêve.

Par exemple il y a beaucoup de femmes dont les compagnons ne remarquent plus lorsqu'elles vont chez le coiffeur.Il suffit juste de "remarquer" et de faire un commentaire "gentil"...

Quel sera le résultat? Je vous laisse imaginer.
Bien sûr évitez le : "Ah, j'aimais mieux ton ancienne coiffure".

Troisième expérience :

Imaginez que quelqu'un vous fasse un super compliment et puis tout d'un coup,que la phrase bifurque, qu'un "mais" apparaisse, un "par contre", un "cependant" et enfin...une belle critique arrive qui change tout...Même un petit détail, un conseil, une recommandation formulée avec les "meilleures intentions du monde"...

Même si l'intention est bonne, c'est du poison...
Pour être un peu brutal je dirai que c'est comparable à de l'incontinence anale.

A chaque fois que nous ouvrons la bouche, nous avons tous le pouvoir de choisir nos mots...ou alors il faut porter des couches culottes...

Le problème c'est que nous pensons toujours que nos pensées et nos mots sont légitimes, qu'ils reflètent nos émotions, nos idées, notre vérité, notre unicité et que du coup, le monde se doit de les recevoir tels quels.

Donc, nous jugeons 24h/24, traitons les autres de noms d'oiseaux. Un coup d'avertisseur à un feu rouge, une contrariété même mineure, une habitude, et nous ouvrons la porte des enfers...Nous critiquons nos parents, nos enfants, nos relations, nos hommes politiques, les voisins, les étrangers, les hommes en général, les femmes en général, certains "blancs" critiquent les "noirs", certains "noirs" critiquent les "blancs", on crée des religions pour régler ça et les finalement religions se critiquent les unes les autres parce qu'on n'a pas compris une règle simple.L'un des plus grands thérapeutes de l'histoire, le Dr Jésus Christ nous résume ça très bien : "Ce n'est pas ce qui rentre dans la bouche qui rend malade ou guérit, c'est ce qui en sort..."

Donc nous pouvons prendre tous les médicaments du monde, faire tous les régimes,réciter toutes les prières apprises par coeur, si ce qui sort de notre bouche, même sous l'aspect le plus innocent du monde, est du côté de la critique, nous avons choisi notre camp...

Toute critique quelle qu'elle soit va contre la vie...La seule position à prendre est la célébration.

Que nous disions : "Il fait trop chaud, Il pleut trop, Tu devrais ceci..., Tu devrais cela, Je n'aime pas çi..., Je n'aime pas ça..., Le monde est trop ceci..., Le monde est trop cela...,..."Dans tous les cas nous lançons le boomerang qui nous atteindra inévitablement à plus ou moins long terme...

Les mots n'appartiennent pas aux autres, ils m'appartiennent, ils semblent sortir de moi pour s'envoler mais en fait ce sont comme des ballons gonflés à l'hélium que je garde attachés à mon énergie de base par des milliers de fils invisibles...


Ces ballons sont comme les cartes de fidélité dans un magasin. Nous les échangeons contre des articles pas toujours agréables à recevoir : deux conversations négatives à échanger contre un mal de tête, une dizaine de critiques vous donne droit à un conflit, le refus de voir certaines choses peut être échangé comme une baisse de vision, des années de jugements peuvent permettre de gagner les gros lots : les cancers, les problèmes de coeur, les bonnes maladies difficiles à guérir...

Dans la maladie, on est placé sur le vrai terrain. En Soi. On réalise brutalement qu'on s'était sans se rendre compte transformé en déchèterie.

Lorsqu'on en arrive là on peut s'en remettre totalement à la médecine en attendant d'elle qu'elle fasse des miracles.

Dans ce cas là on continue à regarder dehors et on a raté le réveil matin. On l'a éteint et on continue à dormir. On change parfois de docteur, de médicaments. Si on ne se souvient pas que ce n'est pas ce qui rentre dans la bouche qui guérit on ne fera que s'asseoir sur la poubelle...Pendant quelques jours on ira mieux et hop, vu que la pollution continuera la maison sentira de plus en plus mauvais...

Réussir à ce moment là à réaliser quelle est vraiment la cause de tout c'est le début de la guérison...et de la prise en charge.

Après, il faut "prier" sans cesse.
Prier qu'est-ce que c'est?
Ce n'est pas demander pour soi ou pour ses parents ou ses amis. C'est être capable de dire des mots de VIE même face aux apparences du contraire...

Même si les circonstances semblent avoir fait que je n'ai envie que je dire "Je te déteste"...Si je peux me rappeler que "Ce n'est pas ce qui rentre dans la bouche qui rend malade ou guérit, c'est ce qui en sort..."J'ai le choix entre la guérison et la maladie.

Si je condamne je me condamne, si je sauve, je me sauve...

Chaque mot pensé puis prononcé exprime mon choix entre la "damnation" ou le "salut"...en self-service...


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