mardi 24 juillet 2012

Pardon et libération

Pas de «trop tard »,
pas de chemin pris par erreur,
pas de temps perdu ou gâché,
pas de relation inutile,
pas de « rencontre par hasard»
pas de « bon » ou « mauvais sort »

c’est le secret du « pardon »…

Par le pardon je rends l'autre libre
et surtout je me rends libre…
.

En pardonnant, je me donne une chance de « renaître »,
ou plus exactement une chance d’être en rythme avec la vie.
"Tout est effacé! Et c'est accompli"
Je confie ainsi les traces du passé à l’Univers
pour qu'il en fasse ce qu'il veut.
Ce n'est plus "mon" passé…
je peux enfin voir le présent.

Demander ma réhabilitation
c’est demander la réhabilitation de tout ce qui vit
sans exception et réciproquement.
Je ne souhaite rien garder sur le coeur,
ni "mes" regrets, ni "mes" remords.
Je n'en veux à rien ni personne,
Je ne souhaite être ni geôlier, ni prisonnier,


Ma réhabilitation s’appelle « Salut »…
« Je prie le Seigneur pour le salut de nos âmes »
« Je prie pour le rachat de nos péchés »…
En d’autres termes « je prie pour que soient effacées TOUTES les mémoires » qui alourdissent inutilement nos coeurs,
Je prie pour retrouver un coeur pur
c'est à dire un coeur vide.


"Un coeur vide a pouvoir sur toute chose" (Eckhart)

Qui sur cette Terre n’a pas ses peines plus ou moins secrètes?
Ces pans de passé qui empêchent la lumière de passer librement…
Croyants ou incroyants,
consciemment ou inconsciemment,
nous gardons tous au coeur de ces blessures imaginaires,
ces blessures de l’imaginaire…
Nous avons beau le nier et ne pas vouloir les reconnaître,
elles sont là…
et plus nous les renions et plus elles peuvent nous ronger en profondeur.

Nous nous tenons debout dans la Lumière,
au coeur même de l’Omniprésence,
mais nous continuons à craindre
à nous faire des soucis,
à douter,
comme si tout devait dépendre de nous.
C'est la preuve du fait que nous nous prenons pour des rayons coupés du soleil…

Croyants ou incroyants nous avons tous l’impression diffuse d’avoir un casier judiciaire chargé quelque part dans l’un des tribunaux de l’univers…
Faute d’avoir foi dans la Justesse Divine nous faisons appel à la justice des hommes,
Nous avons plus foi dans l’arbitrage des créatures
que dans celui du Créateur…

Et pourtant, la Justesse n’est pas une simple justice,
c’est un rapport d’amour qui transcende les apparences,
un rapport de confiance dans notre Source.
Il n’est qu’un Père au monde capable d’aimer ses enfants d’un même amour,
inconditionnel, à fond perdu, infini...C’est la raison pour laquelle l’écriture nous dit :
« N'appelez personne votre « père » sur la terre : car vous n'en avez qu'un, le Père Céleste. »

Ce « Père Céleste » est le Principe Créateur invisible (d’où le mot « céleste ») qui est présent partout, jusqu’au coeur de la particule la plus infime. C’est cette « conscience omniprésente» qui nous contient, nous anime et nous guide… C’est le JUGE SUPREME et le seul verdict qu’il puisse prononcer est : « Je t’aime »…
La représentation égyptienne du Dieu Aton illustre bien ce rapport Créateur/Créature, la même substance, se prolongeant du Créateur vers la créature et de la Créature vers le Créateur.



Il n’est pas là pour comptabiliser les fautes mais pour les effacer par le simple fait qu'elles n'existent pas pour lui en tant que "fautes"mais uniquement en tant qu'illusions. Cette action est comparable à l'effet d'un rayon lumineux dans un espace obscur. La lumière n'efface pas les ténèbres, elle ne lutte pas contre elles. Elle ne fait qu'exprimer ce qu'elle est en révélant ce qui est… C'est l'effet du pardon.C'est la « grâce » qui agit sans contrepartie, inconditionnellement et naturellement sur tout ce qu’on lui présente…

« Car vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, .Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées mes voies au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées »

« Humainement »,je ne suis pas capable de ce pardon. Inutile de chercher à y parvenir, le conscient humain n’est pas plus fait pour ça qu’un ordinateur pour se substituer au réseau. La seule chose en mon pouvoir c’est de reconnaître cette impuissance et de cesser de me substituer à la justice Universelle, m’en remettre à elle…

Par un acte simple à accomplir, un lâcher prise total,un abandon, une phrase toute simple : « Je t’aime » :

« Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force,
Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton coeur. » (Deuteronome 6:5-6)

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