mercredi 22 août 2012

Enveloppés dans l'Amour et dans la Grâce

En général, le matin, je me réveille avec avec un "thème" à l'esprit. C'est une idée, une sensation en moi qui demande à être précisée. Ainsi naissent certains articles de ce blog. Hier, je m'étais senti inspiré par l'idée bien connue de "l'Adoration en Esprit et en vérité".

Pour approfondir l'essence du message, j'étais parti du texte biblique, tout au moins d'une de ses traductions...En ce qui concerne les textes spirituels, pour moi, la question de la traduction est moins importante que la question de la "perception" de ce qui est au delà des mots...

A travers mon expérience, je découvre qu'on n'apprend pas en lisant mais qu'on "révèle" en quelque sorte ce que l'on avait déjà en soi...Lire un texte "religieux", comme le dit bien le mot, c'est "se re-lier", c'est à dire "re-nouer" des éléments qui semblaient dissociés. Lire c'est chercher à retrouver la sensation de notre origine et le "bien être"qui résulte de cette réassurance.

Ce matin je me suis donc réveillé avec une impression de malaise par rapport à la formulation qui m'avait servi hier de point de départ et plus particulièrement la phrase : "tels sont en effet les adorateurs que cherche le Père"...

A la lecture de cet énoncé on peut avoir l'impression que le "Père" pense comme un chef d'entreprise qui "rechercherait" ses employés de manière très sélective, condamnant à l'indemnité chômage tous ceux qui ne seraient pas capables de l'adorer "en esprit et en vérité".

En "vérité", un "Père" digne de ce nom ne recherche pas plus des adorateurs que le soleil, le vent ou la mer, il se contente d'être là, Créateur de tout ce qui est et on peut supposer que ça lui suffit...

C'est à travers ce genre de formulations que s'est installée dans notre inconscient collectif cette image de despote coléreux qui a généré un sentiment de méfiance vis à vis de la religion et d'anxiété face à la vie en général.

Ils faut nous rappeler que les textes "sacrés" sont avant tout des outils thérapeutiques et non des instruments de contrôle moral. Plus que d'imposer une "loi" à respecter, ils ont pour but d'effacer nos idées reçues, nos remords, nos regrets et nos blocages pour nous rendre une liberté de coeur nous permettant de retrouver l'harmonie avec nous mêmes lorsque nous nous sentons perdus.

Seuls la confiance et le confort ressentis à la lecture d'un texte nous renseignent sur son caractère thérapeutique. Ces impressions peuvent nous aider à déceler les problèmes de traduction voire même les erreurs d'interprétation dûs aux disciples eux mêmes...Un texte nous soigne ou pas. Seul l'effet produit sur nous compte.Un authentique texte "sacré" guérit toujours!

Le meilleur moyen d'éliminer les risques de mauvaise interprétation de la Bible, c'est de rester fermement ancrés dans les principes qui soutiennent toute la démarche des Evangiles.Elles ne sont pas destinées à alimenter le "Bien de Dieu" mais notre propre Bien. Le mot qui définit le rapport entre le Principe Créateur et ses créatures est tout simplement le mot "AMOUR" que l'on retrouve presque à toutes les pages du Nouveau Testament :

"Je leur ai fait connaître ton nom et je leur ferai connaître encore, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux"...


Ce passage est on ne peut plus clair. L'amour divin enveloppe et soutient toute la création puisqu'elle en est une émanation...Il n'y a donc aucune possibilité d'exclusion du Royaume...Tout le monde en fait déjà partie depuis l'origine et à tout jamais, l'eau ne cessera jamais d'être de l'eau...

Et que penser de la phrase : "je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance"

En fait le Principe qu'on appelle Dieu n'attend rien de nous, ni nos prières, ni notre gratitude, ni nos chants, ni nos cris, nos pleurs ou nos demandes.Il n'en a pas besoin. En paraphrasant la phrase "le sabat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabat" nous pourrions dire que "Le divin est fait pour l'homme et pas l'homme pour le divin"...

Le Divin est comme une source vive,jaillissant au milieu d'une prairie. Nous n'avons même pas besoin de chercher à savoir pour qui ni pourquoi elle est là, il suffira qu'un végétal, un insecte, un oiseau, un animal ou un humain ait soif, cette eau le désaltèrera et elle le fera sans retenue, sans critères de sélection. C'est un don inconditionnel, une bénédiction anonyme jaillissant du sol...et ceux qui ont soif n'auront pas besoin d'autre chose que de leur soif pour s'y abreuver...

"...l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle"



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