mercredi 12 septembre 2012

Du bon usage de la transe (2): Le rôle du subconscient

L'"atmosphère"générale de nos états de transe dépend avant tout de la qualité de la communication que nous sommes capables d'établir entre notre conscient et notre inconscient.

L'approche que j'utilise dans ma pratique en cabinet pourrait s'appeler "communication intégrative" dans la mesure où plutôt que de séparer elle rassemble et plutôt que d'analyser elle est tournée vers la synthèse.

Mon rôle consiste donc simplement à faire comprendre aux personnes qui font appel à mes service que la seule liberté que nous avons c'est de pouvoir induire nos états de transe grâce à notre communication avec le subconscient. A partir de là je peux leur présenter des outils qui permettent d'exercer ce choix, je leur explique comment les utiliser et s'ils le souhaitent je les accompagne pendant un certain temps, un peu comme un moniteur d'auto école fait de la "conduite accompagnée".

Le seul point indispensable pour que le "travail" que je propose soit efficace c'est que les gens aient réalisé l'idée de base de la démarche qui est que le seul choix que nous ayons c'est de passer d'une transe à une autre. A partir de là, la vie quotidienne devient une création/exploration de nos états de transe.

Cette "création/exploration" s'inspire d'un principe simple : "Tout est bien, tout est possible..."

A partir de ce principe on comprend bien qu'au cours de notre voyage, même s'il semble nous arriver quelque chose de troublant ou de désagréable, rien ne peut nous arriver de grave. Nous circulons juste à travers "des transes" induites comme Christophe Colomb à travers les mers.

Pour bien vous faire saisir la nature de la démarche, je vous citerai un extrait d'une conversation que j'ai eue avec mon subconscient. Un jour, alors que je lui posais une question, il m'a répondu:

"Il n'y a pas de "bonnes" croyances ni de "mauvaises" croyances. Il n'y a que des "idées" et les "résultats" qu'elles produisent.

Si les résultats que tu constates ne te satisfont pas, c'est que les idées auxquelles tu adhères ne servent pas tes objectifs. Si tu souhaites atteindre la satisfaction il est alors préférable que tu laisses tomber ce à quoi tu crois et que tu le remplaces par autre chose."


A travers cette réponse, mon subconscient révélait le processus de "navigation" qui permet de choisir les "états de transe".

La croyance dans la "maladie" est aussi valide que la croyance dans la santé...Le point important est juste de reconnaître que si on se trouve quelque part ,c'est qu'on a volontairement pris un billet pour cette destination et que si on y reste c'est que l'on n'a pas encore vraiment décidé de prendre son billet pour ailleurs...

C'est ainsi que certaines personnes peuvent choisir aussi de continuer avec un billet pour "l'autre monde" et d'autres un billet pour la "santé", ce sont juste des transes différentes. L'avantage de cette approche c'est qu'elle permet de "dédramatiser" nos parcours" et de nous rappeler que nous sommes à 100% responsables...

Au cours de la même conversation, mon subconscient a ajouté ce détail clé :
"Ce n'est pas ce que vous appelez le "subconscient" ou "l'inconscient" qui résiste au changement, c'est le conscient.

Si le conscient s'attache à des "certitudes" et à certaines prises de position, l'inconscient ou le subconscient ne peut rien faire puisque son rôle est précis : il ne fait que donner une forme aux idées en fonction de ce que le conscient lui demande..."


Certaines personnes arrivent chez un thérapeute ou dans un séminaire avec des "réponses" pré-établies qui se manifestent sous forme d'attentes. Ils se trouvent de ce fait enfermés dans un cycle sans fin puisqu'ils essaient de résoudre certains problèmes en utilisant à la lettre le mode de pensée qui les a générés : l'attachement à la logique du conscient. Ils vous diront en quelque sorte, mes opinions m'ont conduit dans l'impasse mais mon point de vue est le bon...

Pourtant, comme le mot l'indique bien, "l'inconscient" ou le "subconscient" fonctionnent avec une autre logique que celle du conscient. C'est en quelque sorte une "boite noire". On ne peut pas savoir ce qui se passe dedans. La seule chose que l'on peut faire c'est y faire rentrer de l'information et voir ce qui se produit à la sortie...Ceci s'appelle "la connaissance de soi".

Mon subconscient exprime la même idée de cette manière :

"Si tu me poses une question, je peux y répondre mais je ne pourrai y répondre que d'une manière qui correspondra mot pour mot à ta façon de formuler la question".


"Il faut que tu saches que le principe "Tout est bien, tout est possible" est ce qui me dirige. C'est ce qui fait que je ne peux rien refuser au conscient. Je ne suis pas là pour ça. Si une personne s'attache volontairement à un état de transe, si elle dit "Non je ne peux pas pardonner!" il faut qu'elle comprenne qu'elle a pris un aller simple pour l'enfer ou le purgatoire. Tant qu'elle ne m'aura pas dit : "Je choisis consciemment de pardonner parce que je veux la paix" ,je ne pourrai rien faire...

Par contre une fois que le conscient m'a confié une mission, s'il me laisse l'accomplir sans intervenir et me fait totalement confiance, je peux, à partir du même principe "Tout est bien, tout est possible" générer un nouvel état de transe où l'intervention du pardon va permettre l'émergence d'une nouvelle réalité plus adaptée à l'état de conscience atteint et aux aspirations qui sont associées à cet état de conscience."


"Et en plus, ce n'est même pas au conscient de pardonner puisque fonctionnellement il en est incapable. Il vaut mieux qu'il se contente d'avouer son impuissance à le faire et qu'il me demande directement d'accomplir le travail, puisque c'est mon rôle.C'est le vrai sens de la prière."


Prochain article de ce blog : "La Communication Intégrative", une approche ouverte sur toutes les traditions.


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