lundi 3 septembre 2012

La "Force" de l'Etat Zéro...

Un de mes amis architectes construit des bâtiments habitables avec des tubes en carton...Placé verticalement, un tube en carton possède la même "force" qu'une colonne de marbre ou d'acier, c'est juste une question d'angle...Verticalement, le tube de carton est dans un l'état proche de"zéro" puisque la section qui sert de support est de quelques millimètres d'épaisseur à peine. Dans cette position, à sa particularité de matériau supposé "fragile" se substitue un principe physique qui transcende sa nature...La verticalité.

Le même principe s'applique à tout...A la verticale absolue tout est irrésistible...Si le tube de carton peut s'exprimer ainsi sans aucune force, juste en restant proche de zéro, il nous montre l'exemple...Qu'il s'incline ne serait-ce que légèrement et tout est fragilisé...

Cette image nous enseigne que la Force n'est ni dans la résistance ni dans la lutte mais dans la verticalité sans effort que permet l'état zéro...Moins je suis ce que je crois être et plus la Force de l'univers peut exprimer à travers moi ce que je suis vraiment...

En l'absence totale de croyances j'occupe naturellement ma place dans "l'espace-temple" du cosmos. Je suis juste l'un de ses "piliers", unique et irremplaçable. Enraciné dans le sol, je soutiens le ciel. Lorsqu'aucune idée n'est là pour m'imposer son attraction, je peux vraiment être ce que je suis sans même avoir à y penser...

Qu'il y ait le moindre "mais", le moindre doute, la moindre question, la moindre croyance et une inclinaison se produit qui entraîne à plus ou moins long terme la rupture de l'équilibre...

Effet d'une synchronicité troublante, comme pour me permettre de fournir une illustration pratique à cet article, j'ai reçu ce matin un appel téléphonique d'une personne qui s'était inscrite à l'une de mes formations. D'une voix "en souffrance", celle-ci m'a annoncé que vu son état, elle ne pourrait-être présente comme prévu...Je lui ai alors répondu que nous étions encore à quelques jours de l'événement et qu'il se pourrait bien que les choses soient rentrées dans l'ordre d'ici là...

Elle m'a alors répondu par ce contre argument imparable : "Je ne pense pas, je me connais..."

Très souvent, penser se connaître n'est pas une force mais une rigidité et la rigidité une fragilité...Renoncer aux fantômes familiers qui nous rassurent et nous inquiètent à la fois nous permet de nous ouvrir à l'inconnu. La position à adopter est simple : "Je ne suis rien, je ne sais rien mais je reste ouvert à tout, à tout moment, je suis à l'écoute..."

Je terminerai cette contribution par une question qui permet de bien comprendre ce qu'est "La Force de "l'Etat Zéro":

"Si la maladie ne trouvait personne sur son passage, en qui pourrait-elle s'installer?"

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire